(désolée pour ce titre un peu aguicheur, l’article est important, et pas très long, lis-le jusqu’au bout s’il te plait)
J’ai honte de l’avouer, mais j’ai eu connaissance de ce qu’était le GIEC en 2022. J’ai pris conscience, il y a seulement quelques semaines, que changer nos habitudes et faire de l’environnement une priorité, ce n’était pas un loisir, un passe-temps, une amélioration de soi, de son style de vie ou une activité qui fait joli aux yeux des autres, mais bien une question de survie. Comme je le disais peut-être un peu violemment dans mon article précédent, le changement c’est hier qu’il devait avoir lieu. Depuis que j’ai compris ça, je n’arrête pas de m’informer, de lire, de regarder des documentaires, et je me demande comment j’ai pu louper l’urgence pendant tellement d’années. Je commence à comprendre les activistes que je pensais extrémistes. Je pense même être d’accord avec eux maintenant. J’étais cette meuf, végétarienne depuis longtemps, qui clamait haut et fort que « si tu ne m’ennuies pas avec mon alimentation, je ne t’ennuierai pas avec la tienne« . Sauf que je me rends compte aujourd’hui que ce n’est pas une question de bien vivre ensemble. Ce n’est pas une question d’opinion. Ce n’est pas une question « d’être sympa ». Les végétariens et vegans chiants avec l’alimentation des omnivores, ils le sont pour une bonne raison. En plus d’être un choix éthique, en plus d’être un choix écologique, c’est aussi et sutout un choix de survie. Je prends l’alimentation comme exemple, mais j’aurais tout aussi bien pu prendre notre façon de consommer les vêtements, ou de voyager.
Parce qu’en fait aujourd’hui, nous n’avons plus le loisir d’attendre 10 ans avant d’entamer un changement, pas même 5 ans d’ailleurs. Selon le GIEC, nous en avons trois. Trois ans pour inverser la tendance des émissions de CO2. Alors tous les changements pouvant être opérés maintenant sont bons à prendre. Dans cette logique, et au détour de mes recherches concernant les efforts pouvant être mis en place, j’ai croisé la route d’un élément qui n’avait jamais vraiment percuté dans ma tête : la banque. Oui tu sais, ce compte que tes parents t’ont ouvert quand t’étais petite et que t’as toujours gardé parce que pourquoi changer et puis flemme de changer et puis ils avaient accepté le crédits des darons donc c’est bien parti pour quand je voudrais emprunter moi aussi. Puis je me suis renseignée.

D’abord un point de contexte, qui n’est pas forcément évident (pour moi en tout cas, il ne l’était pas) : les banques ne font pas rien de notre argent. Notre argent ne dort pas simplement sur un compte, attendant patiemment qu’on vienne le chercher pour le dépenser. Les banques financent des projets avec cet argent, et elles investissent. Avec notre argent, donc. A l’heure actuelle, nos banques financent encore en masse les industries d’énergies fossiles (ouais, celles-là même qu’il faut ABSOLUMENT arrêter pour sauver notre Terre). Si on en croit cet article d’Oxfam, 80% des projets énergétiques financés sont orientés vers les énergies fossiles. Elles financent également des projets liés à l’agriculture, au transport, à la construction, etc. Ces projets sont émetteurs de CO2, et nous sommes donc complices. On peut trouver des claculateurs d’emprunte CO2 qui vont, selon notre banque et notre épargne, calculer approximativement notre impact. Les banques proposées sont françaises, mais j’ai voulu faire le calcul « pour rire » en prenant une banque équivalente à la mienne en Belgique, et le résultat est sans appel : je suis responsable de près de 3 tonnes de CO2, soit plus que la consommation annuelle en CO2 d’une personne, selon l’objectif à viser d’après l’accord de Paris. En d’autres mots, je ne pourrai jamais atteindre l’objectif de consommation de 2 tonnes de CO2 si mon compte en banque en vaut déjà 3 à lui tout seul. Ca fait mal. Je n’ai pas arrêté de manger de la viande, et mis en place plein d’actions, pour que mon argent continue à faire fondre la banquise.
Ni une, ni deux, me voilà maintenant en train de rechercher quelle banque pourrait donc être plus éthique. J’ai trouvé ce classement plutôt récent, et en Belgique, il n’y a pas vraiment le choix : seule NewB semble un minimum éthique, ainsi que VDK bank (qui n’est proposée qu’en néerlandais). Le choix est donc vite plié. Il y a également Triodos mais qui ne permet pas d’ouvrir un compte à vue pour les particuliers.
EDIT octobre 2022 : malheureusement NewB se voit dans l’obligation de réduire ses produits pour des raisons indépendantes de sa volonté (je ne le crierai pas trop fort et n’en dirai qu’un seul mot mais le système). Depuis la parution de cet article, une nouvelle banque est possible pour les belges (et les français) : Green Got.
EDIT juillet 2023 : Les activités de NewB ont été transférée vers VDK Bank (probablement bientôt dispo en français, mais ce n’est pas encore le cas de leur page d’accueil, je n’ai pas été fouiller plus loin). Green Got reste donc à mon sens la meilleure alternative à l’heure actuelle, et c’est celle que j’ai choisie (et si tu veux me suivre, je peux te marrainer grâce au code sarah-de jong qui t’offre un mois gratuit).
Bref, cet article afin d’éveiller les consciences sur notre choix concernant ce que notre argent finance. Puisque chaque action compte désormais, je pense que celle de changer de banque pour migrer vers une qui est plus éthique ne coûte pas grand chose, et peut sauver quelques tonnes de CO2 chaque année, et donc ça en vaut la peine.
Je vous embrasse, et je file changer de banque ♥
Sarah
Ps : je ne suis absolument pas experte ni en environnement, ni en finances, donc si jamais tu vois des erreurs dans cet article, surtout, signale-les moi !


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